Cover Article - Mon guide des logiciels de développement photo

Mon guide des logiciels photo

La semaine dernière, j’ai posé le cadre en vous expliquant tout le processus de développement d’une photo numérique dans mon article sur les workflows numériques. Si vous l’avez manqué, je vous recommande vivement de le lire avant de parcourir celui-ci. Aujourd’hui, je vais faire un tour d’horizon des principaux logiciels photo disponibles sur le marché afin de vous aider à choisir celui ou ceux qui correspondront à vos besoins.

Les logiciels photo All-In-One

Pour commencer, il existe des logiciels qui couvrent pratiquement tout le processus (de l’importation à l’exportation finale).

Deux avantages de choisir un « all-in-one » selon moi :

  • Limiter les transferts de fichiers interlogiciels (coupure dans l’historique de modification, gestion des profils de couleur plus complexe).
  • Un seul logiciel à maitriser pour devenir maitre de tout son processus créatif.

Les logiciels suivants possèdent donc tous les outils pour :

  1. Importer et cataloguer les images.
  2. Dématricer le fichier RAW.
  3. Ajuster les réglages de base.
  4. Retoucher de manière plus ou moins avancée.
  5. Exporter au format désiré.

Lightroom

Véritable mastodonte du domaine, Lightroom reste actuellement LE logiciel de développement préféré des photographes. C’est vrai que l’écosystème d’Adobe est clairement implanté dans le domaine créatif depuis de nombreuses années et reste très puissant, tant pour le professionnel que pour l’amateur.

Il existe deux versions de Lightroom, le Classic (qui correspond à la version desktop qui est dans le secteur depuis toujours) et le Lightroom « tout court » qui est le nouveau né d’Adobe. Ils ont clairement mis l’accent sur ce dernier qui est une version hybride que vous pourrez utiliser sur desktop, tablette et smartphone.

C’est d’ailleurs le manque de nouveautés sur la version Classic qui a fait que de nombreux photographes commencent à tourner le dos à Adobe. Et je ne parle pas de leur politique d’abonnement (Creative Cloud) qui ne fait pas l’unanimité non plus. 

Pour les gens qui ne connaissent pas le logiciel, vous avez là un logiciel all-in-one qui est le roi du catalogage, permet de dérawtiser tout type de fichier et les retoucher derrière. Si vous désirez faire des retouches plus poussées, vous pouvez toujours passer sur Photoshop que vous recevrez dans le lot avec l’abonnement photo du Creative Cloud.

Retrouvez tous les détails sur les prix et le contenu du package ici. Sachez également que vous pouvez bénéficier d’un essai gratuit de 7 jours pour vous faire une idée si l’écosystème correspond bien à votre besoin.

Capture One

À la base, Capture One a été développé spécifiquement pour répondre aux professionnels qui travaillent en studio (grâce aux fonctionnalités de shoot connecté notamment). Mais depuis quelque temps, l’éditeur du logiciel (Phase One) commence à se frayer un chemin dans tous les autres domaines également. Pourquoi ? Car de nombreux photographes n’adhèrent pas à la politique d’Adobe sur l’abonnement. Ils ont été malins, ils proposent les alternatives suivantes : un abonnement qui te permet d’avoir toujours les dernières mises à jour ou un achat unique d’une version.

C’est donc une alternative très complète au célèbre Lightroom. Capture One offre même des fonctionnalités supplémentaires que vous ne retrouverez que dans Photoshop (comme la notion de calque).

Actuellement, l’éditeur du logiciel travaille même en partenariat direct avec les marques (Fujifilm, Sony et Nikon) pour optimiser l’étape de derawtisation. Il propose d’ailleurs des licences spécifique d’une solution light appelée express de son logiciel que vous recevrez gratuitement à l’achat d’un nouveau boitier. 

Sa seule limite ? Pour certaines retouches particulières, il vous faudra passer par un logiciel comme Photoshop ou Affinity Photo pour assembler des images ou faire du trucage. Mais une fois de plus, ce besoin concerne peut-être 5 % d’entre nous. Disponible à l’essai pendant 30 jours, vous aurez suffisamment de temps pour vous faire votre propre idée. Tous les détails nécessaires se trouvent sur le site officiel.

DxO Photolab 4

DxO est une entreprise française qui bénéficie désormais d’une quinzaine d’années d’expérience. La fonctionnalité qui a fait la renommée du logiciel Photolab est sans aucun doute sa suppression du bruit numérique (DeepPrime). De nombreux photographes utilisent ce logiciel uniquement pour traiter le bruit de leurs images et continuent ensuite leur développement sur Lightroom, Photoshop ou Capture One par exemple.

En revanche, DxO Photolab possède également toute la palette de fonctionnalités d’un Lightroom (bibliothèque, dématriçage et retouche). Seul point noir pour moi, le logiciel ne supporte pas les RAW Fujifilm à cause de la matrice spécifique des capteurs X-Trans (plus de détail ici).

Il est disponible à l’achat direct uniquement et de nombreuses promotions sont disponibles durant l’année. Vous pouvez bénéficier d’une version gratuite de 30 jours. Retrouvez plus de détail sur les tarifs ici.

Luminar

Voici un des derniers nés du domaine. L’approche de Luminar est totalement différente des autres logiciels. L’objectif pour lui est de rendre la retouche simple et efficace pour tous.

Ici, vous n’avez pas besoin de connaitre des techniques particulières, l’intelligence artificielle utilisée par le logiciel s’occupe de tout. Grâce à elle, un seul clic suffit pour :

  • Changer le ciel et modifier l’ambiance de l’image en conséquence.
  • Ajouter un soleil artificiel qui reconnait l’environnement de votre image (masque derrière les arbres ou montagne par exemple).
  • Ajouter du contraste intelligent seulement sur les zones nécessaires.
  • Traiter automatiquement la peau sur les portraits.
  • Et la liste est encore longue…

Il est clair que de plus en plus de logiciels vont faire appel à l’intelligence artificielle pour automatiser un maximum le processus créatif. Ici, la retouche devient un jeu d’enfant pour un novice dans le domaine. 

Bien entendu, les limites de l’assistance arrivent si l’on désire utiliser d’autres presets que ceux qui sont disponibles. Évidemment, ici nous sommes très borderline entre développement et retouche. La plupart des fonctionnalités mises en avant par l’éditeur sont des fonctionnalités qui dénaturent complètement la scène que vous avez voulu immortaliser. 

À vous de voir bien sûr, si cette pratique est celle que vous voulez adopter. Dans tous les cas, ici pas d’abonnement, un achat unique qui en ravira certains. Retrouvez la liste des prix ici. Malheureusement, pas de période d’essai disponible pour ce logiciel. Il vous faudra investir ou vous contenter de saliver devant des vidéos YouTube.

Darktable

Je vais prendre un virage totalement opposé du logiciel précédent, voici un logiciel qui n’a pas pour vocation d’être intuitif et utilisable par monsieur et madame tout le monde. Par contre, c’est la seule solution open source de cet article. Une grande communauté existe et le logiciel continue d’évoluer grâce à des passionnés. 

Le logiciel nécessite cependant une bonne connaissance du domaine sinon vous serez rapidement perdu dans son interface plutôt complexe. Les outils requièrent également une bonne connaissance technique pour être utilisés correctement. 

Comme mentionné, l’énorme avantage du logiciel est d’être totalement gratuit. Retrouvez plus d’informations sur le site web officiel.

Les logiciels photo de retouche avancée

Si le catalogage ne vous intéresse pas, que vous voulez uniquement développer quelques images spécifiques ou que vous avez besoin de faire des compositions entre plusieurs images, les logiciels de retouche avancée seront vos meilleurs amis. 

Un logiciel est maitre incontesté du secteur, Photoshop. Mais, un challenger, Affinity Photo, est arrivé sur le marché ces dernières années et il est loin d’être ridicule.

Photoshop

J’en ai déjà brièvement parlé plus haut, Photoshop est le maitre incontesté du domaine de la retouche avancée et du compositing. Vous pouvez à peu près tout faire. De plus, il est implanté dans le marché depuis des lustres donc les ressources d’apprentissage existent à foison sur le net.

De plus, si vous partez sur la formule Creative Cloud Photographe, vous bénéficiez de Lightroom standard et Classic dans le lot. Il existe également depuis peu une version tablette de Photoshop qui ne manquera pas de plaire aux nomades qui aiment retoucher leurs images en déplacement.

Mêmes conditions de test que pour Lightroom, 7 jours d’essai sont disponibles gratuitement. Retrouvez plus d’informations sur le site web d’Adobe.

Affinity Photo

L’éditeur Serif a eu le culot de venir marcher sur les platebandes d’Adobe en proposant une sérieuse alternative à la triplette : Photoshop, Illustrator et InDesign.

Celui qui nous concerne plus particulièrement aujourd’hui est Affinity Photo qui propose une grande majorité des fonctionnalités de Photoshop. L’énorme avantage, et non des moindres, c’est que l’application s’achète une seule fois (a contrario de l’abonnement Creative Cloud d’Adobe) et à un prix vraiment accessible.

Pour couronner le tout, vous pouvez bénéficier de 90 jours d’évaluation pour vous faire une idée. Honnêtement, d’un point de vue marketing, c’est très, très agressif pour inonder le marché ! Tous les détails supplémentaires se trouvent sur leur site internet.

Les logiciels photo que j'utilise

Si vous avez suivi mes articles précédents, vous êtes censé savoir que je suis récemment passé à 100 % chez Fujifilm (plus de détails dans cet article). Du coup, tous les logiciels présentés ne sont pas compatibles avec mes capteurs X-Trans

Actuellement, je suis en train de faire une transition de Lightroom à Capture One pour développer mes fichiers bruts. Cela fait plus d’une année que je l’utilise et honnêtement j’adore son interface modulable et sa gestion colorimétrique.

À la base, je suis tombé sur Capture One principalement à cause de Fujifilm. Sur les forums, de nombreux photographes annonçaient le dématriçage de meilleure qualité que sur Lightroom.

Je parle de transition, car je continue d’utiliser Lightroom en version mobile sur mon iPad et mon smartphone. J’attends impatiemment que Capture One en fasse de même.

Ensuite concernant la retouche avancée, j’ai grandi avec Photoshop et la suite Adobe. Toutefois, depuis la sortie des logiciels Affinity de Serif, je suis véritablement tombé amoureux de leur écosystème

Donc désormais, j’utilise exclusivement Affinity Photo en version desktop et mobile. Et si un jour j’ai une grosse lacune de fonctionnalité, je passerai vite sur Photoshop.

Honnêtement, la perception d’un logiciel est quelque chose de très personnel. Je vous conseille donc vivement d’utiliser les nombreuses périodes d’essai pour vous faire votre propre idée.

Bonne recherche et à très vite !

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Dany
Photographe amateur depuis plusieurs années, mon expérience m’a permis d’évoluer dans ce milieu en passant par plusieurs marques : Sony, Nikon et Fujifilm. Autodidacte, je continue à me former et je partage désormais mes différentes expériences avec une communauté de passionnés.
Publications: 17

8 commentaires

  1. Bonjour
    Merci pour cet article si complet. Il ne me reste plus qu’à tester tous tes conseils et trouver ceux avec lesquels travailler.

  2. Salut ! Merci pour cet article très détaillé. Très souvent, on se noie un peu en tant que “novice” dans toute cette jungle de logiciels, applications, offres, etc. J’y vois maintenant bien plus clair et surtout ça me laisse plusieurs alternatives avant de me lancer (et de payer!). Je garde ton blog précieusement 😉

    • Hello Steve! Merci pour ton message.
      Effectivement, lorsque j’ai débuté, j’ai simplement suivi le mouvement de foule qui disait… Tous sur Lightroom!
      Désormais d’autres options méritent le détour alors je ne peux que te recommander d’en tester plusieurs pour voir celle qui te correspondra.

  3. Article très intéressant. C’est vrai que de par leur omniprésence et leur ancienneté sur le marché, on a tendance à se diriger naturellement vers Adobe mais c’est vrai que leur système d’abonnement, et les mille sécurités mises en place contre le piratage qui fait que tu peux te retrouver toi-même à ne plus pouvoir utiliser tes logiciels est un peu pénible ! Dommage en effet que Capture One n’est pas de solution mobile mais je suis sûre que ça va venir. Merci pour ces découvertes !

    • Merci pour ton retour.
      C’est de la stratégie et Adobe a mis beaucoup de ressources sur ce développement mobile.
      Après, il est vrai que Capture One possède un public cible plus « professionnel » (à cause de son positionnement de départ pour le studio).
      Ce n’était donc pas une priorité pour eux de développer cette partie-là.
      Et honnêtement, je ne vais pas me passer de mon laptop pour faire du 100 % mobile donc pour retoucher quelques photos de vacances les autres solutions mobiles me conviennent parfaitement.
      Je vais d’ailleurs tester en profondeur les possibilités d’Affinity Photo Mobile durant mon prochain séjour. À voir !

  4. J’ai luminar et je te rejoins, c’est ultra simple pour les non initiés !!!! Merci pour cet article 🙂

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